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Vous reprendrez bien un peu de désert ?

Vous reprendrez bien un peu de désert ?

Pour une fois, je ne vais pas vous parler d’un pays. Ce qui m’a marqué ces dernières semaines, ce sont des lieux. Des endroits incroyables traversés à la fois en Bolivie, au Chili et au nord de l’Argentine, où je me trouve maintenant. Alors, ne nous arrêtons pas aux lignes de partage dessinés par les hommes et dont la Nature se fiche éperdument.

J’ai eu la chance de traverser certains des endroits les plus beaux, les plus impressionnants du monde mais aussi les plus inhospitaliers.

Des paysages de désert, des montagnes qui alternent sept couleurs, du jaune à l’ocre, du mauve au vert,  des geysers à plus de 200 degrés qui sentent le soufre, que vous découvrez au petit matin, nichés au cœur d’un volcan, heureusement inactif depuis plusieurs siècles. S’il pouvait le rester, le temps que vous preniez quelques photos, merci…

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J’ai eu la chance de traverser le Salar d’Uyuni, cette immense étendue plane où l’expression « à perte de vue » prend tout son sens. J’ai marché sur une formation rocheuse que les locaux appellent une « île » tant ce désert de sel se prend pour une mer, sur laquelle des cactus-vigies veillent en permanence. J’ai grelotté de froid au cœur de « l’altiplano », à plus de 4 000 mètres d’altitude, regardant une voie lactée comme je ne l’avais jamais aperçue dans aucun des pays que j’ai pu visiter. J’ai vu des flamands roses dans des « salinas », ces lacs de montagne, roses elles aussi. Compétitions de couleurs ! Le tout arbitré par des volcans aux formes parfaites, comme vous les avez toujours rêvés

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J’ai parcouru le désert d’Atacama, le désert le plus aride au monde. Je devrais dire « les déserts », car, là encore, les paysages sont tellement variés. Plusieurs déserts de sel, qui n’ont rien à voir ni entre eux, ni avec ce que j’ai pu voir à Uyuni. J’ai marché dans des sites qui vous font voyager sur d’autres planètes : ils n’ont rien à voir avec l’idée que vous avez de la Terre. J’ai fait un tour sur la Lune, sur Mars et sur des planètes encore inexplorées.

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Je suis entré dans des Canyons aux dégradés expressionnistes et aux murailles infranchissables. Je me suis élevé plus haut que les nuages pour regarder une rivière serpenter tranquillement au cœur d’une vallée. Quand on pense que c’est ce simple cours d’eau qui a dessiné tout ce qui vous entoure, on ne peut qu’être fasciné par ce combat entre la roche et l’eau (attention spoiler : à la fin, c’est toujours l’eau qui gagne).

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J’ai croisé des lézards, des oiseaux, des lamas, des alpacas et des vigones qui se demandaient bien ce que je foutais là.

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Mais la beauté de tout ce que j’ai traversé ne fait pas oublier que, pour beaucoup, ils signifient aussi des conditions de vies extrêmement dures. Ce sont, pour la plupart, des paysages de désolation, des conditions extrêmes. Pas de juste mesure. Sans eau, dans le Salar d’Uyuni, c’est la mort assurée. On vous retrouve lyophilisé en quelques heures.

J’ai d’ailleurs ressenti le premier tremblement de terre de ma vie, à Salta, en Argentine. Bizarre cette sensation de se trouver dans un tambour de machine à laver géant. Ca n’a duré que quelques secondes, mais ça vous rappelle que nous ne sommes que des squatteurs sur une planète vivante qui continue à évoluer. Il y a eu des morts, ce jour-là, à quelques kilomètres d’où je me trouve.

C’est sur ces lieux, sur cette force de la Nature, que je vais écrire la prochaine nouvelle. Le désert en sera le personnage central, si fascinant et, en même temps, si dangereux.

Je m’y mets tout de suite. J’espère que ça vous plaira.

A très vite,

 

G.

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