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Ton pays qui chante et rit…

Ton pays qui chante et rit…

Je n’ai pas visité le Mexique. Enfin, pas vraiment. J’ai passé moins d’un mois à me balader dans les régions de Quintana Roo, de Campeche et de Yucatan, faisant le tour de ce qu’on appelle la péninsule du Yucatan. Une toute petite partie de ce grand pays. Et une partie avec une culture particulière.

Les gens d’ici se définissent eux-mêmes comme « à part ».

A part, parce qu’ils revendiquent fortement, fièrement, leur héritage maya, vous invitant à découvrir Chichen Itza, Uxmal, Kabah, Edzna,… et racontant avec passion que la péninsule étant un plat pays, chaque colline doit renfermer un temple pas encore mis à jour.

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Ce n’est pas loin d’être vraisemblable : on estime que seulement 1% des sites mayas sont restaurés et visitables à ce jour.

 

A part aussi, parce qu’ils savent qu’ils sont une des vitrines du tourisme de leur pays.

Pour le pire parfois, comme à Cancun, cette verrue, cette ville sacrifiée au tourisme de masse exporté directement des Etats-Unis, à coups de « resorts » immenses « all inclusive », de boîtes de nuits démesurées et de prix déconnectés de la réalité du pays et de la vie des locaux.

Pour le meilleur aussi. A Campeche, ville coloniale classée au patrimoine mondial de l’Unesco, à Mérida ou à Valladolid, vous êtes dans un rapport beaucoup plus humain et authentique.

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A Bacalar, vous êtes hypnotisés par les couleurs que prend la laguna, le soleil et des nuages jouant les artistes-peintres.

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A Mahahual, dès que les bateaux de croisière sonnent le retour de leurs flots de vacanciers à bord, le village replonge dans une torpeur bienveillante et zen.

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A part aussi, parce que je me suis senti en sécurité où que j’aille, me promenant de nuit, seul, sans appréhension. Alors, quand vous ouvrez le journal et que vous lisez qu’il y a eu la veille 53 morts par balle, principalement dans des affrontements avec la police, mais aussi dans des règlements de compte, des assassinats, vous avez l’impression que ça se passe dans un autre monde. Encore aujourd’hui, dans le journal, on parle du meurtre d’une journaliste, de disparus, de femmes assassinées devant leurs enfants…

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Vous entendez parler d’affrontements et de routes barrées dans le Chiapas par des indigènes qui manifestent leur colère. Colère de se voir taxer d’impôts supplémentaires pour payer les travaux consécutifs à la venue du Pape d’une religion qui n’est pas la leur, alors qu’ils luttent tous les jours pour survivre.

Pourtant, tout ça ce sont aussi d’autres réalités du Mexique. Des réalités crues, violentes, désespérées.

Et des réalités qui résonnent étrangement avec leur culture et leur histoire. N’oublions pas que les mayas étaient un peuple belliqueux qui n’hésitait pas à mutiler voire à sacrifier des vies en offrande à leurs dieux.

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C’est tout ça que j’ai envie de faire transparaître dans la nouvelle de ce mois-ci.

Montrer les facettes d’un Mexique pluriel, parler de son héritage, de sa richesse humaine, de sa face plus sombre aussi.

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J’essaie de vous mettre en scène tout ça avec une intrigue policière, histoire de remettre du rythme et de l’action après une nouvelle « intimiste ». Une première pour moi. Un exercice de style. J’espère que cela vous plaira. Vous me direz.

 

Je vous l’envoie, si tout se passe bien, à la fin du mois, depuis l’Australie. Hé oui, le Mexique marque la fin de mon périple sur ce continent américain. Fini l’espagnol, place à l’anglais.

Impossible de résumer ce que j’ai vécu. Tellement de différences du nord au sud, tellement de pays attachants. Pas de regrets, juste une tonne de souvenirs incroyables.

 

A très vite.

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