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Perte de repères

Perte de repères

Que dire sur l’Australie ? Que ce fut un choc culturel, après plus de six mois sur le continent américain et surtout après ces derniers temps passés à déambuler en Amérique latine. Une Amérique du Sud et Centrale qui partage une histoire commune, une langue et une certaine vision hédoniste, fraîche, jeune de la vie, surtout due à une liberté récente, à une émancipation toujours en cours.

L’Australie est aussi un pays jeune.

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Mais c’est un pays sans culture. En tous cas sans culture propre. C’est comme ça que je l’ai ressenti. Je me trompe peut-être mais j’ai eu le sentiment de traverser un pays-éponge qui a pioché dans des influences diverses (l’art de vivre « Ã  la californienne », des influences britanniques toujours vivaces, un  rapprochement avec la culture asiatique, notamment dans les tendances culinaires, une volonté de Melbourne d’être ressenti comme une ville « européenne »,…) et les a cumulé. A part dire « c’est un pays où il fait bon vivre » parce qu’il n’a pas connu la crise et qu’il y a une insouciance encore présente (tout le monde peut trouver un travail, à 17h on est sorti du bureau et on profite de la plage en famille,…), que l’on croise des murs de street art partout ou des artistes de rues ultra-doués à chaque carrefour, aucun élément saillant ne venait me titiller les neurones et guider mon inspiration pour la prochaine nouvelle.

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Pour la première fois depuis mon départ, aucune évidence ne s’imposait.

C’est un commentaire de l’un d’entre vous (l’une pour être précis, merci Manon) qui m’a mis sur la voie. « J’espère que la prochaine histoire parlera du temps du rêve des aborigènes ».

J’avais entendue parler de cette notion, mais elle restait floue. Il a fallu que je m’intéresse à la culture aborigène. Et c’est là que j’ai eu un flash : j’ai du m’intéresser, faire une démarche active. La culture autochtone ne s’expose pas au détour d’une rue. Il faut se rendre dans les musées, lire, demander. Il n’y a aucun héritage visible, évident, de ce peuple si ancien, aux expressions (langage, art, coutumes) si différentes et si originales.

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Sans être taboue, la question aborigène est mise sous le tapis. Les seuls aborigènes que j’ai croisé sont les plus démunis, les mis à l’écart. Ce sont des SDF, des alcooliques, des mendiants. C’est une frange de population à part, qui semble ne pas profiter du rêve australien.

Pourtant, on sent un frémissement. J’ai lu des articles sur des artistes contemporains aborigènes, un festival de stand up de comédiens autochtones est organisé. Mais là encore, c’est une vision malheureusement ségrégationniste, séparatiste qui prédomine. Il est temps que l’Australie fasse la paix avec son passé et s’enrichisse des premiers peuples qui ont occupé ce territoire.

C’est sur cette séparation entre les cultures que j’ai eu envie de faire porter mon nouveau récit.

Encore un souci d’ordinateur, étant toujours en attente du retour de la tablette prodigue. Elle devrait encore se faire désirer un peu… Le mois de mars risque d’être compliqué. Je fais mon possible pour vous livrer le récit avant la fin du mois, comme prévu.

J’espère qu’il vous plaira. Je m’essaie encore une fois à un nouveau style, plus fantastique. Vous me donnerez votre avis.

 

A très vite.

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