Navigation Menu
Ma cabane au Canada…

Ma cabane au Canada…

La première nouvelle approche... J’espère que tous les lieux que je vais traverser m’insuffleront autant d’inspiration que ce pays,…oups pardon, cette province. Mais il est difficile de ne pas voir le Québec comme une sorte d’île posée un peu au large du reste du Canada, un tout indépendant, tant il y a une culture, une façon d’être, qui résonne encore plus pour nous, francophones.

IMG_1378 (2)

Car, ce qui frappe avant tout ici, c’est la langue. Cette utilisation du français à la fois si proche de nous et si différente. C’est ce qui permet, de prime abord, de créer une ambiance unique. Même si parfois les buildings, les voitures, les rues, vous renvoient aux USA, il suffit que votre oeil accroche une affiche, une enseigne pour créer une sensation particulière.

IMG_1405IMG_1125

En plus, ce langage n’est pas le français tel qu’on le connait. Il a évolué avec ce pays et ses habitants. Il a ses consonances (la chaîne de magasins « Jean Coutu » me fait sourire à chaque fois), ses anglicismes francisés (on vous dit parfois « bienvenue » après un merci, traduction littérale de « you’re welcome ») et bien entendu son vocabulaire. Ca donne un exotisme dépaysant, mais surtout ça traduit, selon moi, une manière de penser et d’être. Ici, on dit les choses simplement : on appelle un « dépanneur » une épicerie de quartier et une châine de magasins ouverts tard la nuit a choisi « couche-tard » comme nom par exemple. Et j’ai l’impression que c’est le reflet de leur comportement, plus serein, moins stressé que nous (est-ce le langage qui a changé les gens ou les gens qui ont influencé le langage ?…que celui qui a la réponse entre la poule et l’oeuf décide). Car le langage n’est pas anecdotique ici. C’est un combat de tous les jours pour lutter contre l’invasion de l’anglais qui est à leurs portes voire dans leurs murs. Avec des victoires étonnantes parfois : vous connaissez PFK ? Les Poulets Frits du Kentucky ! Et oui, KFC a dû traduire son nom de marque pour s’installer ici.

Ce caractère québécois se retrouve aussi dans la rue : les gens sont « hippie grunge ». Beaucoup de tatouages, de piercings, de vêtements colorés, de coupes de cheveux décalées,… Du street art présent dans les métropoles, aussi bien à Québec qu’à Montréal. Des festivals partout, des artistes de rue, des performances…

IMG_1194IMG_1213IMG_1396IMG_1398 (2)IMG_1188

Des expatriés m’ont dit que ce que je prends pour un mode de pensée plus libre et moins contraint qu’en France, n’est que l’expression d’un côté « plouc » des québécois. On m’a aussi dit que la sympathie affichée n’est que de façade et qu’il est très difficile de se lier réellement d’amitié avec des locaux. Alors, cools ou hypocrites ? Je ne sais pas. En tous cas, ils se soucient moins du regard des autres que nous. Tout le monde fait un peu ce qu’il veut, tant qu’il respecte le collectif. Et ça c’est une force.

Un autre élément collé à l’identité de ce pays, c’est son rapport à la nature.

IMG_1279

D’une part, parce que le pays est grand et que, dès que l’on sort d’une métropole, on tombe dans le « nulle part ». Les villes sont très éloignées les unes des autres. Montréal qui est la plus grande métropole est constellée de parcs et a, en son centre, un espace immense, mélange de bois, de pelouses, de lac, le Mont Royal. Cette colline de verdure domine littéralement la ville, comme pour rappeler la force du côté sauvage de la région.

Hors des grandes villes, la nature est l’élément central. Et elle est magnifique. Elle vous prend par sa beauté, son immensité (on a l’impression de voir plus grand), sa profusion.

IMG_1197IMG_1258 (2)IMG_1270 (2)

D’autre part, parce qu’ici les saisons sont de vraies saisons et que l’hiver est une expérience en soi. Tout le monde vous en parle. Surtout les nouveaux arrivants ! 🙂

Il y a 2 façons radicalement différentes de vivre le Québec. Et les 2 sont inter-connectées : c’est parce qu’il y a l’hiver que les gens ont cette soif de vivre dès le premier rayon de soleil qui éclaire un sol dégelé. Et c’est parce qu’il y a l’été qui leur donne de l’énergie et de la force qu’ils n’ont pas peur de l’hiver. Hiver dont ils profitent à fond des bons côtés en pratiquant toutes les activités possibles, de la luge au ski de fond, en passant par les balades en chiens de traineaux.

Je ne sais pas si les Québécois sont plus abattus pendant l’hiver, plus renfermés. Pour moi, dans ce que j’en retire pour écrire, je m’en fiche un peu. J’écris avec ce que j’ai ressenti sur le moment. J’écris du vraisemblable, peut-être pas du véridique.

En tous cas, tous ces éléments, ces lieux, ces gens, m’ont bien aidé à construire cette première histoire.

Je pense vous l’envoyer d’ici 10 jours le temps de la finir et de la peaufiner. J’espère qu’elle vous plaira.

A très vite chers Globe Readers…. Enfin, « Ã  tantôt  » comme ils disent.

 

    1 Comment

  1. Wonderful meeting you in Chicago! Safe Travels to Los Angeles, California.

Poster un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *