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Lost in translation

Lost in translation

De mes précédents voyages en Asie, je me rappelais qu’il était, sur ce continent, plus compliqué de communiquer avec les locaux et de maîtriser l’univers dans lequel on évoluait. La barrière de la langue et des références culturelles éloignées comme autant d’obstacles.

Mais le choc ressenti en Chine a été cent fois plus fort et plus brutal que mes souvenirs en Asie du sud-est.

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L’immédiateté a dû jouer : un instant, je suis à Hong-Kong, tout le monde me comprend, je me repère dans la ville, dans les transports ; un battement de paupières plus tard, après une frontière passée à pied au bout d’une ligne de métro hongkongaise, la foule roule des yeux quand je pose une question en anglais, les panneaux indicatifs ne sont plus traduits, l’organisation me parait chaotique…

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J’avais peut-être perdu l’habitude. Pendant neuf mois, une gestation complète, l’anglais et l’espagnol que je baragouinais m’ont suffi pour nouer des contacts et me guider dans mes traversées.

La Chine : une chute libre vertigineuse qui va se prolonger durant tout mon séjour dans ce pays.

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Heureusement, les Chinois sont adorables et font tout pour m’aider. Ca a été une bonne surprise : je m’attendais à des individus peu enclins au dialogue, fermés aux étrangers, pressés… Et j’ai rencontré un peuple (en tous cas, dans les régions où je suis passé) avec une réelle envie d’échanges, plein de patience et de gentillesse. Mes a priori se sont mangés un gros coup derrière la nuque, tant mieux.

Avec mes interlocuteurs, puisque ma prononciation et l’étendue de mon savoir en mandarin laissait fortement à désirer (et c’est un euphémisme), nous avons expérimenté tous les moyens de communication non-verbaux possibles. Nous avons fait de grands gestes, utilisé des onomatopées, mimé, dessiné, montré du doigt. Une partie de Taboo géante, dans la vie réelle.

Ils m’ont même écrit des notes pour que je puisse demander mon chemin ou commander au restaurant. Forcément, il y a eu aussi des moments d’incompréhension, des malentendus, des erreurs.  Mais c’est ce qui donne un goût d’aventure au voyage, non ? L’inattendu.

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En tous cas, chacune de ces tentatives de connexion reste gravée et a été un beau moment humain qui a illuminé la découverte de paysages somptueux. Des rizières en étages de Longshen et de Dazhaï, aux monts du Yunnan près de Kunming, en passant par les montagnes karstiques (moi aussi, j’ai dû chercher dans le dictionnaire. Alors, à votre tour.), plongeant dans la rivière Li à Guilin, Yangsho ou Xinping.

C’est à la fois sur cette Chine splendide, de cartes postales et sur cette humanité réconfortante que j’ai eu envie de baser cette -déjà – dixième histoire.

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Je sais d’avance que la prochaine se déroulera au Myanmar d’où je vous écris aujourd’hui, tant ce pays, et surtout ses habitants, sont uniques.Vous connaissez beaucoup de pays qui ont un décalage horaire d’une demi-heure avec leurs voisins

Mais ne brûlons pas les étapes. La nouvelle sur la Chine est à découvrir à la fin du mois, si tout se passe comme prévu.

    1 Comment

  1. le paradoxe chinois, c’est ce qui est attachant!

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