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Big is beautiful…?

Big is beautiful…?

Je n’ai pas la prétention (j’en ai d’autres, rassurez-vous) d’affirmer détenir la vérité sur les comportements des américains dans leur globalité. Je suis bien conscient que je n’ai goûté qu’à quelques miettes de cet énorme gâteau. En un temps assez court qui plus est. J’ai raclé le glaçage soigné sans toucher ni à la garniture, ni à la crème écoeurante.

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Des Etats-Unis, je n’ai vu que New York, Cape Cod, Chicago, Los Angeles et ses alentours, et San Fancisco d’où je vous écris en ce moment.

Pourtant, j’ai ressenti des différences notables entre ces villes (rien de plus normal, il y a plus de kilomètres entre New York et San Francisco qu’entre Brest et Beyrouth. Si, si, vous pouvez vérifier). Je passe vite sur New York et son aspect « cliché », carte postale, déjà mentionné ici.

Cape Cod est, en soi, un assemblage de villages disparates avec Provincetown en point d’orgue de ce coude tendu vers la mer. Je vous conseille vivement cette ville « gay » et gaie qui occupe la pointe de Cape Cod. Malgré les hordes de touristes, on ressent une authenticité et une énergie incroyable dans ses rues, ses plages, ses galeries d’arts,…

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Chicago, Los Angeles et San Francisco ont chacune des personnalités bien tranchées. Elles ont aussi un point commun, qui a du être un facteur inconscient de choix pour ces destinations : elles ont toutes un rapport avec l’eau. Mon cerveau reptilien d’arcachonnais a du intégrer ce facteur sans que je ne m’en rende compte.

J’ai plus ou moins d’affinités avec chacune de ces villes, mais il y a un dénominateur commun qui m’a choqué : c’est la détresse criante des laissés pour compte. Oui, il y a aussi des SDF en France, mais là, à la fois le nombre, leur douleur, voire leur folie m’ont frappé.

Et ne pensez pas que je les vois plus parce que j’ai les yeux plus grands ouverts en voyage qu’à domicile. Au Québec, à New York, je n’ai pas ressenti la gêne qui grandit en moi depuis Chicago. Attention, les gens sont plutôt ouverts dans les échanges quotidiens. Mais l’ambition affichée est forcément excluante vers ceux qui n’y arrivent pas, qui n’y arrivent plus.

C’est à Los Angeles que c’est le plus frappant. Parce que cette ville porte en elle une sorte de violence rentrée. Trop étendue, pas conçue pour être parcourue à pied (dans certains quartiers, il n’y a ni trottoirs ni éclairages publics), tellement brillante qu’elle attire une foule qui se brûle les ailes à son contact. Il suffit de voir le concentré d’excentricité de Venice Beach, cour des miracles d’une amérique en crise. J’ai vu, au coeur du Downtown, des gens étendus à même le sol, que les passants enjambaient sans s’assurer qu’ils respirent encore.

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Toute action entraîne une réaction. Je ne me souviens pas bien de mes cours de physique, mais cette vérité universelle se retrouve aussi ici. A côté de cette apreté de la vie, on voit éclore des îlots de solidarité, de créativité, d’humanité tout simplement. Des communautés de quartier, des associations, une véritable culture alternative qui émerge.

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Je pense (avant de le vivre) que le Burning Man est une de ces oasis qui essaient de lutter contre les rapports sociaux agressifs que je ressens ici. Une tentative de réinventer le monde. L’espoir d’une utopie salvatrice.

C’est sur cette violence, cette pression, mais aussi sur ces initiatives citoyennes, l’en,vie de redessiner le monde, que j’ai choisi d’axer ma prochaine histoire. J’espère qu’elle vous plaira.

Je pars mardi pour le désert près de Réno. J’en reviens vers le 9 septembre. Je vous dirai à ce moment là où j’en suis de l’écriture.

Merci à tous ceux qui m’ont envoyé des messages suite à la première nouvelle. Je prends en compte tous vos commentaires.

A très vite,

 

G.

 

 

    1 Comment

  1. t’as pas les yeux plus grands ouverts, t’as juste les yeux bleus sortilège 😉

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