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Nouvelle #1 РQu̩bec (extraits)

Nouvelle #1 РQu̩bec (extraits)

By on Août 16, 2015 in Nouvelles | 2 comments

« Ma première tentative de changement de vie a duré trois jours… Pathétique.

Que des mots ne soient pas les mêmes entre le québécois et le français, je le savais. Qu’un « sous-marin » soit un sandwich, une « blonde » une petite amie, qu’elle soit effectivement blonde, brune, rousse, châtain, chauve, à tresses ou à frange peu importe, « à tantôt » un au revoir, une « débarbouillette » un gant de toilette,…ça ne m’a pas surpris.

Mais qu’un même mot, utilisé des deux côtés de l’Atlantique pour désigner le même phénomène, exprime deux réalités si différentes, ça, je ne m’y attendais pas… »

 

« Il existe deux Québecs. L’un qui s’emmitoufle pendant plusieurs mois, les Québécois traitant l’hiver comme un vieil ami d’enfance, qui a toujours fait partie de la famille, d’aussi loin qu’ils s’en souviennent. Ils se sont habitués à ce personnage au caractère difficile parfois mais attachant.

Il vient leur rendre visite chaque année, s’installe sur le canapé et traîne ses guêtres plusieurs mois dans leur quotidien. Alors, ils l’occupent à grands coups de centres commerciaux enterrés, de parkas Canada Goose de compétition et jouent avec lui.  Quitte à être dans le froid, autant en prendre les bons côtés : ski de fond en plein centre-ville de Montréal, luge, patin à glace. Pêche dans des cabanes construites sur le fjord du Saguenay gelé, promenades en scooter des neiges, pauses gourmandes dans une « cabane à sucre » pour déguster un « tire sur neige » : on enfonce un bâtonnet dans de la glace et on verse du sirop d’érable. En un instant, la glace est prête et on n’a plus qu’à retirer le bâtonnet pour déguster.

Ca compense le pelletage de neige le matin, le grattage de glace sur la voiture, les pas hésitants malgré les crampons fixés sous les chaussures, les respirations brulantes quand le froid vous saisit à la gorge, les semaines sans lumière,…

Et puis il y a l’autre Québec. Celui dans lequel j’ai atterri en ce mois de mai… »

 

« Le lendemain matin, j’étais prêt. Chemise propre, dos droit, j’ai sonné à la porte de cette maison du quartier Saint-Roch, moins historique mais plus authentique et attachant que la vieille ville. Un homme d’une cinquantaine d’années apparaît. Pas de souci, j’ai prévu le coup.

– Bonjour, je m’appelle Benjamin et…

– Oui, je sais qui tu es Benjamin…

Décidément, je suis une méga star dans ce pays… »

 

…vous voulez connaître la suite ? Ecrivez-moi à contact@globewriter.fr

    2 Comments

  1. Une phrase banale, une terrible rencontre, une explosion tendre et violente… Freud dans l »la science des rêves » associe parapluie et phallus!
    Que dire de plus…bravo et merci

  2. C’est la première fois que je te lis. Et tu m’as donné envie de te suivre. Bravo et bon vent à toi pour ces aventures qui vont te traverser pour toujours !

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